Notre Trappe-à-Lièvre est plutôt un habitat où bondissent les lapins. La confusion entre ces deux espèces semble commune si bien que sur le site des Pourvoiries du Québec1 et celui du Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs2, on nous offre une série d’indices aidant à différencier le lapin à queue blanche, le lièvre d’Amérique ainsi que le lièvre arctique, tous les trois présents au Québec.

« Lapin ou lièvre? Avez-vous déjà observé ce petit mammifère aux longues oreilles […]? Sachez que celui-ci était fort probablement un Lapin à queue blanche et non pas un lièvre. Il existe au Québec un animal nommé Lièvre d’Amérique, mais […]  on le retrouve plutôt dans les régions de la province dominées par les forêts de conifères. En revanche, son cousin, le Lapin à queue blanche (Sylvilagus floridanus), se rencontre communément dans la grande région métropolitaine. Comment les distinguer? En hiver, rien de plus simple : le pelage du lièvre devient blanc comme neige alors que celui du lapin demeure brun grisâtre.

En été, lorsque les pelages des deux animaux sont de livrées semblables, il devient plus ardu de les différencier. On doit bien observer les pattes arrière : celles du lièvre sont plus longues et plus larges que celles du lapin3. »

Nonobstant cette interversion, j’ai décidé de maintenir le nom Trappe-à-Lièvre. Tel un mémento, cet écart, entre fait et ouï-dire, nous rappelle qu’une chasseresse d’histoires doit suivre ses pistes jusqu’au bout…

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AUDIO

Dans l’extrait audio ci-dessous, vous entendrez un trappeur raconter les aventures qui ont marqué son passage de l’enfance à l’adolescence, vécu à Longueuil dans la première moitié des années 1970. Veuillez noter que le colletage du lapin était alors légal tandis qu’il ne l’est plus aujourd’hui, pour ce territoire.

Aventures de trappe

 

La présence du lapin à queue blanche au Québec est assez récente. Tel que mentionné dans l’extrait audio, « […]  il est possible que le lapin soit arrivé par train, mais il est plus probable que l’expansion de son aire de distribution aux États-Unis l’ait conduit jusqu’en Montérégie. Il a alors trouvé des conditions propices à sa survie dans certaines régions du sud du Québec moins intéressantes pour le lièvre. En effet, le lièvre privilégie les régions avec présence de conifères, alors que le lapin survit très bien dans les endroits où les conifères sont rares ou absents. Toutefois, les conditions hivernales et la compétition avec le lièvre empêchent le lapin d’étendre sa distribution dans notre province. Il est donc très peu connu de la population et même des biologistes. Il n’existe à peu près aucune documentation sur le lapin à queue blanche au Québec4. »


 

CARTE DÉTAILLÉE

À venir


 

BIBLIOGRAPHIE

1 « Lièvre d’Amérique », Pourvoiries du Québec, consulté le 21 mars 2016, http://www.pourvoiries.com/chasse-quebec/especes/lievre-damerique/.

2 Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, « Lapin à queue blanche », consulté le 21 mars 2016, https://www.mffp.gouv.qc.ca/faune/chasse/gibiers/lapin-queue-blanche.jsp.

3 « Biocapsule : Le Lapin à queue blanche », Ville en vert, mis à jour le 22 janvier 2016, http://www.villeenvert.ca/biocapsule/le-lapin-a-queue-blanche/.

4 Samuel Delvaux (biologiste, professeur de biologie au Cégep Garneau), échange de courriels, propos recueillis par l’artiste.

* Samuel Delvaux est l’auteur d’un exercice universitaire à propos de ladite espèce : « La distribution du lapin à queue blanche (Sylvilagus floridanus) dans un secteur de la Montérégie où l’habitat forestier est fortement fragmenté » (Exercice présenté dans le cadre du cours Initiation à la recherche écologique II ELC 631, Sherbrooke : Université de Sherbrooke, 2004).

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