Read the English version >
L’idée de traverser le pont ferroviaire de Shigawake à pied donnait la chair de poule à plusieurs, car il ne comportait pas de garde-fou et laissait entrevoir, entre les dormants, sa hauteur considérable. À une époque, les « pelleteux » qui dégageaient à bras les rails du chemin de fer après une grosse bordée hivernale passaient par cet endroit pour se rendre à New Carlisle où ils étaient attendus pour le travail. Ce trajet, plus rapide que de descendre au village, s’effectuait non sans quelques plaisanteries de la part des plus courageux qui imitaient le sifflement du train pour effrayer leurs camarades. Le grand-père de Jeffrey Vautier1 lui raconta son truc, soit de tenir sa pelle, droit devant lui, en fixant le manche pour orienter sa marche dans la bonne direction.
La présence du train dans le secteur a contribué à développer tout un commerce autour des sapins de Noël, qui étaient vendus dans de grandes villes, notamment à New York, et même jusqu’à Caracas, au Vénézuela2.
DÉCOUVRIR >
tous les lieux-dits de cette ville
AUDIO
[ANGLAIS] Entrevue réalisée auprès de Lois Hayes, 9 avril 2025.
« Mon père faisait le commerce des sapins de Noël. »
La vie saisonnière d’autrefois.
Cueillette de baies en bordure du chemin de fer.
Le courrier arrivait par train.
Entrevue réalisée auprès de Jeffrey Vautier, 13 mai 2025.
Les pelleteux.
NOTES
1 Jeffrey Vautier, entrevue, propos recueillis par l’artiste, 13 mai 2025.
2 Ibid.
IMAGES
1. à 9. Marie-Claude De Souza, 2025


![Côte du Pin/Pain [English]](https://topoesie.com/wp-content/uploads/cache/images/fixe/hope_cote_du_pain_pimbina_en_grappe_source_wikipedia/hope_cote_du_pain_pimbina_en_grappe_source_wikipedia-386249937.jpg)






![Vautier’s Lake [Lac à Vautier]](https://topoesie.com/wp-content/uploads/cache/images/fixe/shigawake_vautiers_lake_01/shigawake_vautiers_lake_01-2662256491.jpg)