Il y aurait deux « côtes à Adélard », c’est pour vous dire comment il était simple de nommer un lieu en se référant aux personnes qui y habitaient. Il ne suffisait qu’à avoir deux personnes prénommées « Adélard » pour semer la confusion… Quoiqu’à l’époque, les secteurs du « Village » et de la « Rivière », où se trouvait chacune des côtes, évoluaient chacun avec leurs référents propres.
Au Village, on parle de la côte à Adélard Audet qui exerça le métier de beurrier (1926-1966)1. C’était un endroit de glissade l’hiver, proche du cœur du village où les enfants adoraient s’amuser les soirs de semaine. Pour de la glisse plus aventureuse, il fallait attendre la fin de semaine et monter jusqu’au rang 3 au trou des Antoine ou se livrer à des manœuvres intrépides sur la butte à Nio dont la pente traversait la route principale : « Ça prenait des guetteurs2 ! »
La seconde côte à Adélard se trouve dans le secteur de la Rivière et accueillait aussi des activités des neiges. Dans ce cas-là, on parle d’Adélard Mercier. Elle semble moins connue que la première plus centrale.
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AUDIO
Entrevue réalisée auprès de John Lapointe, 5 mai 2022.
Les enfants volaient du charbon à la beurrerie pour chauffer la patinoire. « [Rosario Bourdages et Adélard Audet] vendaient leur beurre […] dans toutes les paroisses en descendant ».
Entrevue réalisée auprès de Maude Brinck-Poirier, mai 2022.
« Maintenant, c’est […] impossible de penser qu’on peut envoyer des enfants [glisser là] ».
NOTES
1 Ville de Caplan, éd., Centenaire de Caplan 1875-1975, p. 142.
2 Jean-Marc Poirier, entrevue, propos recueillis par l’artiste, 5 mai 2022.
IMAGES
1. Marie-Claude De Souza. Vue en plongée vers la côte à Adélard.
2. Marie-Claude De Souza. Vue en contre-plongée depuis la côte à Adélard.
3. Archives de la Municipalité de Caplan.
4. Archives de la Municipalité de Caplan.








